06 Mai 2020
2783 visites
Local

Les plages d’Anglet interdites au public: Combien de fois, combien de temps?

 

L’épidémie de Covid 19 bat actuellement son plein. La contagiosité de ce virus implique des mesures gouvernementales exceptionnelles pour protéger la population.

Celle qui  marque le plus les habitants d’Anglet, c’est l’interdiction d’accéder à son littoral depuis le 18 Mars 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette mesure liberticide liée à un temps plus que printanier, nourrit l’incompréhension d’une partie de la population, au point de voir apparaître plusieurs pétitions en ligne. Fort de ce constat, nous nous sommes demandés combien de fois, dans l’histoire de notre ville, des événements similaires s’étaient déjà produit et combien de temps ils avaient duré. Des anciens nous ayant dit que cette situation leur rappelait la dernière grande guerre, nous avons commencé cette étude à la 2ème Guerre Mondiale. Attention, dans cet article, nous avons écarté toutes les fermetures de plage pour cause de submersion marine ou de pollution bactériologique qui sont, hélas, des phénomènes récurrents ces dernières décennies, urbanisation oblige!


– Le 27 Juin 1940, quelques jours après l’armistice entre la France et l’Allemagne, la wehrmacht arrive sur la côte basque. Les autochtones présents sur la plage, dans un malaise palpable, continuent de se baigner sous les yeux contemplateurs et fiers des nouveaux arrivants


Biarritz 08 1940 1

Les premiers soldats contemplatifs, face à l’océan un jour d’Août 1940, sous l’œil inquiet des petits et des grands. (photo Getty-image BTZ)

 

 

Mais l’accès à l’océan va progressivement se restreindre. En effet, le premier été, les militaires allemands partagent les baignades avec les habitants. Puis, le 15 Septembre 1940, la piscine de la Chambre d’Amour est fermée (1). Les maîtres nageurs sont réquisitionnés l’année suivante, pour assurer la surveillance des plages devant l’établissement de bain pour l’occupant (2). Les plages du nord du littoral deviennent inaccessibles au public, notamment avec l’installation de canons à La Barre pour défendre l’entrée du port (3).


En Août 1942, l’organisation T.O.D.S spécialisée dans le génie civil et militaire, va débuter la construction du mur de l’atlantique avec la mise en place de bunkers, de barbelés, de mines, de pieux sur les plages pour empêcher tout débarquement alliés sur le littoral, soit pour Anglet, de l’embouchure de l’Adour jusqu’à la pointe St Martin (4, page 23).


La barre 1944 mediathèque bayonne

Des pieux défensifs sur le haut de la plage de La Barre. Un peu en arrière sur la dune, les bunkers sont en retrait du rivage. (photo Aubert 1944)

 

 

Ce contexte de guerre latente, couplé à des exercices militaires quotidiens sur le littoral est assez mal vécu par la population, qui voit peu à peu ses plages interdites et se dénaturer. De plus, les locaux ne peuvent plus aller à la plage quand ils veulent. Ils n’ont accès qu’à la Chambre d’Amour, uniquement certains jours et à des heures, tout en montrant patte blanche car tout le monde n’y a pas droit…(5)


 

Batterie Chiberta

Le mur de l’Atlantique en construction au niveau de la plage de la petite Madrague en Avril 1943

 

Dès le retrait de l’armée allemande de la côte basque le 24 Août 1944,  les élus s’attachent à rendre le littoral à leurs concitoyens, car toute interdiction qui perdure est de la privation de liberté arbitraire et injuste.  Mais pour libérer ce littoral de 4.5 km, il faudra un travail colossale de déminage de plusieurs années. D’ailleurs, les communes du littoral seront interdites aux touristes par arrêté préfectoral du 08/07/1945 et ce, jusqu’en 1946 (7) pour permettre aux démineurs, d’abord des prisonniers de guerre puis des entreprises, de réaliser la sécurisation des plages dans les meilleurs conditions. Hélas, il y aura tout de même de nombreux d’accidents. A noter que la piscine de la Chambre d’Amour sera remise en état pour le mois d’Août 1945, permettant aux autochtones de retrouver leur habitude d’avant-guerre dans la chaleur de l’été. 


1945 Chambre d'Amour

L’établissement de bain désert et la piscine vide de la Chambre d’Amour au printemps 1945.

 

Il y a donc une restriction sévère de l’accès à l’océan pour les habitants d’Anglet pendant plus de quatre années d’occupation, et au moins un an de plus pour les touristes le temps de sécuriser toutes les zones! Précisons qu’à l’époque, les plages situées au nord de la Chambre d’Amour, sont considérées comme naturellement dangereuses, et du coup très peu fréquentées par les baigneurs. Il faut imaginer aussi que la population est quatre fois moins importante qu’aujourd’hui et la Chambre d’Amour, à elle seule, suffit. On vient essentiellement à la plage en famille le week-end (6) ou durant les congés payés qui viennent d’être instaurés en 1936. Ainsi la relation entre l’être humain et l’océan est plus simple, avec force pelles et seaux pour les petits, bains et bronzette pour les plus grands. Les sports de glisse en tout genre sont encore quasi-inexistants!

 


–  Dans la nuit du 25 au 26 Août 1983, des pluies diluviennes s’abattent sur le pays basque français et espagnol. En Biscaye, ces intempéries provoquent des inondations dites « millénaires ». Bilbao et ses alentours sont balayés par les rivières et les cours d’eau qui débordent. Au lendemain de cet événement tragique, la région est méconnaissable. On dénombre plus d’une quarantaine de morts des deux côtés de la frontière. A Bilbao, la masse d’eau, en se retirant, emporte tout avec elle dont plus de deux cent bidons de cyanure de sodium, de cyanure de potassium, de solvant de peinture à base de cobalt et même de la taupicine, présents sur les quais du port. Tous ces déchets toxiques finissent dans l’océan et suivent les courants marins. Trois jours plus tard, oh surprise! Voilà tous les déchets sur les côtes basques et landaises, car rabattus par les vents d’ouest. (9)


INA anglet 1983

Résultats: des macro-déchets et des cadavres d’animaux finissent sur les plages d’Anglet en cette fin d’été 1983!  (photo Ina.fr)


INA anglet 2

Des centaines de fûts de produits chimiques mêlés au bois arrivent sur les plages comme ici à la plage de la Madrague. (Ina.fr)


 

Un arrêté préfectoral est pris immédiatement pour interdire la baignade dans les Pyrénées Atlantiques en pleine saison estivale, notamment à Anglet. En effet, la contenance de certains fûts s’avère très dangereuse, voire mortelle à celui ou celle qui rentre en contact où qui inhale les vapeurs toxiques, d’autant que certains tonneaux fuient.

30 08 1983 sud ouest

Le délicat enlèvement des fûts toxiques des plages de la côte. (Photo archives Sud-ouest 30 08 1983 )


C’est donc ici pour des raisons de pollution chimique (et non bactériologique, alors que cela ne doit pas être terrible non plus) que la baignade et la pratique d’activité nautique sont interdites à Anglet et ce pendant 2 jours! Dès le mercredi, les surfeurs angloys retrouvent le chemin des vagues au large des Sables d’Or, comme le titrait le journal Sud-ouest. (8)


– Le 26 décembre 1993, le littoral atlantique est interdit de la pointe bretonne à la frontière espagnole. Un arrêté qui ne s’est pas vu depuis l’occupation titre l’Humanité! Le 12 septembre 93,  c’est un bateau battant pavillon chypriote, qui a laissé partir en mer au large des côtes de Gascogne, un conteneur d’explosifs contenant 34 000 détonateurs pyrotechniques de fabrication suédoise . Ces derniers commencent à s’échouer sur les plages du littoral atlantique le 18 Décembre. Les engins, difficiles à repérer, constituent un véritable danger car ils peuvent exploser au moindre choc. Plus de 5 000 engins sont récupérés par les pompiers, les soldats et les gendarmes.


sud ouest 3112 93 b

Les fameux détonateurs qui se sont invités sur nos plages pour les fêtes de Noël. (Photo Sud ouest 31 12 1993)

 

Toutes les plages basques sont interdites au public jusqu’au 29 janvier 94 et seront ré-ouvertes en premières, car seuls, 17 détonateurs sur 5 000 ont été retrouvés sur le rivage allant de l’Adour à la Bidassoa. En réalité, on en retrouvera encore ça et là durant les mois qui suivront.


sud ouest 02 01 1994

Une plage interdite au public pendant la crise…enfin presque! (photo archives sud ouest)

 

C’est encore une fois pour des raisons de pollution que les plages d’Anglet ont été interdites d’accès durant plus d’un mois hors saison, avec un risque de se faire arracher une main ou un pied par un détonateur, comme ce fut le cas en Bretagne. (10)


– Le Dimanche 12 octobre 1997, le « Capetan Tzannis« , vraquier grec sous pavillon panaméen de 143 mètres de long et en provenance des îles du Cap Vert, se trouve au mouillage près de l’embouchure de l’Adour. Il doit rentrer le mardi suivant pour charger 12.000 tonnes de soufre solide. La nuit suivante, vers 2h00 du matin, le vent se lève et souffle en rafales force 8. A 5h15, le militaire de garde au sémaphore de Socoa remarque que le « Capetan Tzannis » bouge. A 5h40, il contacte le commandant qui déclare lever l’ancre pour changer de lieu de mouillage. A 6h45, soit une heure plus tard, le navire est échoué sur la plage de l’océan! A aucun moment le commandant n’a lancé un appel de détresse ni demandé l’assistance du port de Bayonne. Une suite de maladresses et d’incompétences du capitaine sont à l’origine de ce résultat! Les pilotes sont furieux. Ils apprennent l’échouage en écoutant la radio le matin à 9h00! Le navire qui s’était déposé sur le sable entre les plages de l’Océan et des Dunes glisse avec la marée et le vent vers le sud la nuit suivante… La digue de la Madrague, plus proéminente à l’époque, ouvre une brèche de trois mètres de long à l’avant de la coque. 120 tonnes de fuel lourd se répandent jusqu’à la plage du Vvf, polluant pour la première fois le littoral angloy en hydrocarbure. Un état des lieux démontre que l’état général du cargo est déplorable. Les treuils de guindeau sont poussifs et ne parviennent pas à dégager le cargo de la digue grâce à l’ancre tribord. (11)


sud ouest 13 09 1997

Le Capetan Tzannis à la dérive sur les plages d’Anglet (photo Sud-ouest 13 09 1997)

 

Le renflouage est parfaitement effectué dans la nuit du lundi au mardi grâce à l’aide de trois remorqueurs, le « Pornichet« , le « Noirmoutier » et l' »Abeille Supporteur » de l’entreprise Abeilles International. Ils ont été mandatés par l’assurance de la compagnie propriétaire du cargo. Le navire abîmé demande la permission d’être réparé à Bayonne. Il reçoit une fin de non recevoir. Pris en charge par un autre remorqueur à hauteur d’Hendaye, le bateau est ensuite remorqué jusqu’à Bilbao. Il sera vendu aux chantiers de démolition de Gijon par son propriétaire. (12 et 14)

 

Capetan Tzannis

Le Capetan Tzannis s’est éventré sur la petite digue de la plage de Madrague provoquant une mini marée noire

 

Lors de cet événement, les plages d’Anglet sont fermées et sécurisées par l’armée venue en renfort. La dépollution de la plage souillée est engagée dés le mardi matin par une équipe de spécialistes venue de Rochefort, secondée par les sapeurs pompiers. Quelques jours plus tard, il ne reste plus rien du passage du « Capetan Tzannis » sur la plage de la Madrague et celle-ci est rendu au public le week-end suivant.(6)

 

Plages des Corsaires 1997

La plage des Corsaires, polluée par le fioul lourd du Capetan Tzannis (Frédéric Corazzi)


 

Le stock de sable souillé d’hydrocarbures, soit 2 000 m3,  est emporté à la Barre en 48 heures et restera entreposé sur le parking face à la patinoire durant des années …avant de trouver enfin une filière de traitement. D’après le Cedre, il n’y aura pas d’impact écologique majeur et l’endroit, balayé par les fortes houles engendrera une auto-épuration rapide. Seule, une partie des plages d’Anglet a été fermée une semaine en pleine saison des vagues suite à l’accident.


– Le 19 novembre 2002 , le pétrolier libérien « Prestige » coule au large de la Galice. Plus de 50.000 tonnes d’hydrocarbures s’échappent, polluant sur des milliers de kilomètres la côte atlantique espagnole. La nappe de pétrole dérive lentement et finit par arriver sur la côte basque en début de nouvelle année. Elle s’étale sur le rivage angloy à partir du 28 Janvier 2003, soit plus de 70 jours après le naufrage. (15)

POLLUTION PRESTIGE  MAREE NOIRE 2003

Nettoyage de la plage de la petite Chambre d’Amour en Février 2003 (photo P. Bernière)

Archives Patrick Bernière

Les plages d’Anglet ne sont pas les plus touchées visuellement mais les arrivages de petites boulettes dureront plusieurs mois. (photo Patrick Bernière)

 

Ces boulettes flasques, disséminées un peu partout et mêlées aux déchets naturels souillent les plages. Le plan POLMAR est aussitôt mis en place. Ce phénomène d’arrivage ponctuel se poursuit pendant des mois. Pour la saison estivale suivante, les MNS seront équipés de seaux avec du produit dégraissant, afin d’enlever les traces de mazout sur le corps. C’est une véritable catastrophe environnementale et économique pour toute la côte aquitaine. (14 et 16)


Les plages de la côte basque sont toutes fermées au public du 28 Janvier 2003 jusqu’aux vacances de printemps début Avril. Durant ces deux mois de fermetures, période la plus longue depuis la guerre, les tentations de se jeter à l’eau sont grandes pour les surfeurs en manque de vague, population en hausse constante depuis trois décennies..


Un surfeur est  arrêté à Biarritz durant cette interdiction et écope d’une amende de 11€ pour avoir surfé à la Grande Plage des petites vagues sympas…comme l’explique si bien le blog Surf Prévention.


surfer David Valla prestige surf prevention

Le surfeur David Valla arrêté par la police municipale en Février 2003 à Biarritz lors de l’interdiction d’accès aux plages

 

– Le 05 Février 2014, le Luno, un cargo espagnol vide tente d’entrer au port de Bayonne, avec un pilote à bord. Il est soudainement victime d’une avarie moteur. Il repart mais subit à nouveau une panne électrique totale. A la merci des courants le jour de la tempête Pétra, il s’échoue sur le musoir de la digue des Cavaliers à 9h26 .


luno seb marie

Le Luno, littéralement posé sur le musoir de la digue des Cavaliers à 9h26!

 

Il finit par se briser en deux peu de temps après. Les 12 membres d’équipage, dont 1 légèrement blessé, sont hélitreuillés par un hélicoptère de l’armée. La partie contenant la cabine de pilotage reste posée sur la digue alors que la seconde partie vide, dérive jusqu’à la plage des Cavaliers. Un périmètre de sécurité est aussitôt établi par la police. Sur les 100 tonnes de carburant, 20 tonnes présentes dans la partie arrière se répandent immédiatement dans l’océan. L’odeur est perceptible à 1 km à la ronde. Le premier niveau du plan POLMAR Terre est activé. 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans la nuit, les conditions météorologiques ne s’améliorant pas, la partie arrière du Luno se disloque en deux morceaux. Une partie sombre au sud de la digue l’autre au nord du côté de la plage de la Barre. La Préfecture des Pyrénées-Atlantiques sollicite un expert du Cedre afin d’effectuer des reconnaissances et de fournir des conseils techniques pour d’éventuelles opérations de nettoyage des plages. Mais elles s’avèrent inopportunes, du fait de la rapide dilution du carburant déversé dans ces conditions tempétueuses. (14) Le reste du carburant présent dans la partie qui n’a pas coulée est pompé le 08 février.Le navire est ensuite découpé sur place par une société hollandaise spécialisée: Svitzer. Les 1 300 tonnes de métaux récupérés sont fondus dans des aciéries de la région. Le chantier s’achève mi-juin. Le nord de la plage des Cavaliers et le sud de la plage de la Barre sont rendus au public le 01 juillet 2014, soit cinq mois après l’incident. Si cette interdiction d’accès à la plage est la plus longue depuis la dernière guerre, celle-ci n’a concerné qu’un petit secteur de la côte angloye.


– Le 18 Mars 2020, un temps printanier s’installe dans le sud-ouest de la France alors que l’épidémie de Covid 19 touche le pays. La population locale s’échappe quelques instants pour prendre l’air sur le littoral, qui prend pour l’occasion des allures de Champs Elysées. La préfète de région, inquiétée par ces regroupements d’individus sans protection sur toute la côte aquitaine, met en place un arrêté visant à interdire l’accès à toutes les plages de la région et ce jusqu’au 11 Mai 2020. Le but est d’enrayer la propagation du virus durant les 55 jours qui vont suivre!


plage de l'océan 2020

Tous les chemins qui mènent à l’océan à Anglet sont fermés, comme ici à la plage de l’océan.

 

Toutes les allées qui conduisent aux parkings des plages d’Anglet, le long du boulevard des plages sont fermées par des barrières. Cette interdiction est mal vécue par une partie de la population qui place l’océan au cœur de son rythme de vie et engendre de grandes frustrations. Il en va de même pour tous les professionnels du tourisme qui prennent cette crise de plein fouet au moment de l’année synonyme de reprise de l’activité, et des faillites en série sont à craindre…


1586455200.Thu.Apr.09_18_00_00_000.GMT.2020.pharebtz.c3.snap

Le 09 Avril 2020, il fait plus de 20°c, c’est l’heure de l’apéro: personne à terre, personne en mer, HISTORIQUE!  (photo Casagec)

 

A la mi-Avril, les services de réanimation des hôpitaux de France, véritables baromètres de la situation sanitaire, commencent à se désengorger. La population croise les doigts pour qu’une issue heureuse soit retrouvée pour l’accès au littoral dès le 11 Mai. Le 28 avril, alors que tous ses feux sont au vert en Aquitaine, le premier ministre Edouard Philippe décide de prolonger cette période d’interdiction d’accès jusqu’au 1er Juin, soit un total de 75 jours ou de deux mois et demi! Si cette durée est confirmée, cela serait la fermeture la plus longue depuis la dernière guerre alors qu’aucune invasion n’est visible à l’horizon! Une partie de la population locale est démoralisée car elle ne comprend pas pourquoi il sera autorisé de faire du sport en extérieur sans limitation de durée, sans attestation,  dans une limite de distance du domicile inférieure à 100 kmen limitant les rassemblements à 10 personnes maximum, (sports collectifs exclus) dans les parcs, les forêts, les montagnes à partir du 11 mai et pas sur les plages ou dans l’océan…


Il est intéressant de noter que, dans toute l’histoire des fermetures des plages à Anglet, celle que nous subissons en ce printemps 2020 est la seule dont la raison concerne une menace liée ni aux plages ni à l’océan. Même pendant la Deuxième Guerre Mondiale, la fermeture des sites était liée à des exercices militaires et diverses constructions défensives sur la plage. En 2020, c’est la société humaine qui est visée, les regroupements vus comme un danger, et les plages fermées pour imposer un confinement strict. Mais cette décision forte et plus que symbolique a le mérite d’avoir souligné l’importance des plages et de l’océan dans la vie de toutes les populations littorales.


ville danglet Avril 2020

La côte angloye au mois d’Avril 2020 durant l’interdiction d’accès aux plages  (photo Pays Basque Drone/Ville d’Anglet)

 

Alors que la fédération française de surf et l’association Sport Santé défend l’intérêt des plages dynamiques dès le 11 mai, des élus et des députés montent au créneau pour faire valoir ce concept qui paraît raisonnable s’il est bien organisé. L’histoire n’est pas  finie et la liberté a encore son mot à dire!


L’équipe SosLa